Des ateliers d’automatisation décodage/codage

Je propose ici deux ateliers pour travailler l’automatisation du décodage et de l’encodage.
Mais surtout pour faire prendre conscience de l’importance de la mémoire de travail en lecture/écriture.

Pourquoi entraîner l’automatisation ET la mémoire de travail ?

Pour lire un mot (le décoder et y donner du sens), l’élève doit décoder chaque syllabe et être capable d’enchaîner les syllabes suffisamment vite pour « entendre » le mot qu’il lit et le reconnaître.
On a tous eu des élèves qui doivent re-décoder longuement à chaque lecture, et ne parviennent donc jamais à enchaîner les syllabes du mot qu’ils tentent de lire.
Pour travailler cela, il faut de l’entraînement pour que le décodage soit plus automatique, mais aussi leur faire prendre conscience de l’importance de la mémoire.


C’est dans ce but que j’ai imaginé ces deux ateliers:

L’atelier « Décoder à distance »

les fiches élèves

Comment ça marche?
On joue en petit groupe 2 fois par semaine.
La fiche de l’enseignant contient les paires icône/syllabe.
Chaque fiche élève, contient les mêmes paires mais pas dans le même ordre.
Les élèves découpent sur les pointillés: le côté avec les syllabes doit rester sur leur table, ils se déplacent entre leur table et le bureau avec le petit côté.
Pendant un temps limité (7 à 10 minutes dans ma classe), les élèves vont et viennent : ils décodent la 1ère syllabe à leur table et viennent me la répéter au bureau : « à côté des ciseaux : mo » .
Je me repère sur ma fiche pour valider et je surligne le symbole si c’est bien lu, sinon je renvoie pour relire.
A la fin de l’atelier, on compte le nombre de symboles coloriés, ce qui donne le score.
On remplit un tableau avec les scores des élèves à chaque atelier, ce qui permet de vite constater les progrès.

L’atelier est différencié en 3 niveaux allant du décodage de syllabes, au logatomes de 3 syllabes.
Je ne mets que des sons qui ont été étudiés dans le fichier.
Pour connaître ma progression de sons: Mon fichier de lecture.
Cet atelier plait assez: il est rapide, rythmé et les élèves aiment se déplacer.
De mon côté, il me permet de cibler très vite les difficultés de chaque élève, et de leur proposer des outils personnels pour y remédier (souvent un simple post-it à coller sur la table avec l’aide nécessaire).
Dès que les élèves sont plus performants, je passe à un atelier de lecture rapide type « fluence » que vous trouverez ici.


L’atelier « Encoder à distance »

Comment ça marche?
On joue en petit groupe 2 fois par semaine, pendant la même période que l’autre atelier.
La fiche de l’enseignant est un tableau avec les syllabes/logatomes à dicter à chaque élève.
Pendant un temps limité (7 à 10 minutes dans ma classe), les élèves vont et viennent : ils viennent au bureau, je leur dicte leur 1ère syllabe/logatome puis ils vont à leur place pour écrire. Quand ils reviennent, je me repère sur ma fiche pour valider, je surligne la syllabe dans mon tableau et le symbole sur leur fiche si c’est bien écrit, sinon je répète et l’élève retourne se corriger. Et on continue avec le symbole suivant.
A la fin de l’atelier, on calcule le score, et on remplit un tableau de suivi des progrès.

Cet atelier est aussi différencié en 3 niveaux pour coder des syllabes, ou logatomes.
Je ne mets que des sons qui ont été étudiés dans le fichier.
Dès que les élèves sont plus performants, je passe à un atelier d’encodage de mots: le « J’écris seul » que je présenterai plus tard.

N’hésitez pas à commenter pour me signaler d’éventuelles erreurs. Merci !

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