Module 8 : Les nombres jusque 69 + les nombres irréguliers de 11 à 16

Découvrir et comprendre la numération jusqu’à 69:
– la notion de dizaine et d’unité
– dénombrer et constituer des collections
– la valeur positionnelle des chiffres dans un nombre
– l’irrégularité des nombres de 11 à 16


Mise à jour : Ce module a été revu en 2023, et se situe maintenant en 8ème module, au début de la période 3. Cela peut paraître tardif mais en réalité il ne sert qu’à structurer des apprentissages déjà initiés depuis le début de l’année dans le rituel du « Chaque jour compte » et à traiter en particulier le cas des irréguliers de 11 à 16.

Ce module s’appuie sur une vidéo disponible sur ma chaîne Youtube Les CP de Fontaine, que vous trouverez en cliquant ici.


Dans un premier temps, je raconte « l’histoire de la numération » pour faire comprendre aux élèves ce qu’est la dizaine, et expliquer le principe du groupement par 10 qui régit notre numération.

Ensuite, Les élèves travaillent sur des collections pour dénombrer et utiliser la désignation orale des nombres.

Puis je passe à l’écriture chiffrée, et donc à la valeur positionnelle des chiffres.

Et enfin, je traite le cas particulier des nombres irréguliers : je trouve très important d’apprendre aux élèves la désignation orale régulière de ces nombres :
« Douze est un nombre embêtant, normalement il devrait s’appeler dix-deux »
C’est cette étape qui leur évitera beaucoup de difficulté lorsqu’ils utiliseront les nombres des familles du 70 et 90.

Les élèves colleront 4 minis leçons à mémoriser, et qui peuvent aussi servir d’affiches.


Voici le diaporama-déroulé du module qui me sert de fil conducteur pour tout le module:


Et voici les différents documents utilisés :


Le diapo contient des images du site Flaticon (dessinateurs : Freepik, Konkapp, AbdoCréative, Smashingstock, Smashicon, Iconhome, Wanicon, et vectorstall), et du site Edigo.

Pour mes fiches d’exercices, j’ai utilisé quelques images du site Flaticon également, ainsi que les images de Mysticlolly pour les représentations des nombres sur les doigts.
Comme d’habitude, chaque fiche est différenciée (cf les petites étoiles), et disponible en 2 versions pour que les voisins n’aient pas les mêmes données.

Dès que les notions sont découvertes en classe, je propose régulièrement des petites dictées et lecture de nombres, devinettes dizaine/unités, jeu du « J’ai, qui a? »

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me donner vos avis et remarques, et surtout me prévenir d’éventuelles erreurs. Merci !

Un atelier de lecture : « Je lis pour comprendre »

Comme promis (depuis longtemps déjà) , je vous présente ici l’atelier que je propose après les ateliers d’automatisation et de lecture rapide.
Dans celui-ci, on travaille toujours la fluidité en lecture, mais aussi la compréhension de ce qui est lu.
Il est différencié en 3 niveaux.

En fait, cet atelier est un ACT (Atelier de Compréhension de Texte) adapté au CP, complété par l’exercice plus classique des « Questions de compréhension ».

Pourquoi un ACT ?

Parce que la compréhension en lecture, ça s’enseigne, ça s’entraîne…
Parce que pour devenir bon compreneur, il faut découvrir les différentes stratégies mise en oeuvre dans la compréhension, il faut expérimenter, il faut se tromper…
Parce que c’est en travaillant ensemble: en confrontant ses représentations à celles des autres, en argumentant, qu’on développe les compétences que l’on utilisera ensuite seul face à un texte.

Pourquoi des questions de compréhension ?

Je ne rentrerai pas dans le débat sur l’utilité des questionnaires de compréhension, mais qu’on les pense utiles ou non, qu’on les utilise pour évaluer, pour entraîner ou pour enseigner, force est de constater qu’ils sont encore largement utilisés pour évaluer la compréhension des élèves, à tous les niveaux de classe.
Lorsqu’un élève échoue à un questionnaire de compréhension, c’est peut-être qu’il n’a pas compris le sens du texte, ou bien c’est qu’il ne sait pas répondre à un questionnaire : comprendre une question, trouver la réponse, la formuler, la rédige .
Je pense donc qu’il faut apprendre aux élèves à répondre à des questionnaires.
Mais cela ne veut pas dire que donner des questionnaires de compréhension est suffisant pour enseigner la compréhension.

Quels préalables à cet atelier ?

Avant de proposer cet atelier, les élèves auront travaillé le décodage, la fluidité et la compréhension sur de l’entendu.
Voici les liens pour trouver ça:
– atelier d’automatisation décodage/codage
– atelier d’automatisation et fluidité « Je lis vite »
– atelier de compréhension orale : l’explicite et l’implicite
– atelier « inférences » personnages et lieux
– atelier « comprendre les personnages et les substituts dans les histoires entendues »

Comment ça marche ?

Vous trouverez facilement sur internet la démarche de l’ACT en particulier sur le site du ROLL.
Ici, j’explique juste ma démarche personnelle pour cet atelier adapté à des lecteurs débutants.
L’atelier se déroule en 2 phases, une dirigée et une autonome. Dans un souci d’organisation et de différenciation, je ne suis pas la même démarche pour mes différents groupes.

Dirigé puis autonome

Etape 1 : lecture silencieuse
Les élèves lisent seuls leur texte. Ils peuvent me solliciter pour demander de l’aide sur le sens ou le décodage d’un mot. Parfois, un ou plusieurs mots sont expliqués avant la lecture.

Etape 2 : échanges, émergence des représentations
Les textes sont cachés, j’interroge les élèves  » Qu’avez-vous compris?  »  » Qu’avez-vous vu dans votre film mental?  »  » Que raconte cette histoire? « . On peut guider en posant les 4 questions essentielles : Qui? Où? Quand? Que se passe-t-il?
Les élèves répondent, donnent leurs idées. Sur une grande feuille posée au centre de la table j’écris ce qu’il me disent, sans valider, sans corriger. S’ils ne sont pas d’accord, je note les différents avis, et dis qu’on vérifiera ensuite.
Parfois, je pose des questions plus précises en fonction de l’intérêt ou d’une difficulté spécifique du texte.
Personnellement, je n’organise pas en 3 colonnes, mais je note en fonction des échanges avec des flèches, des listes, des points d’interrogations, des choses entourées si tout le monde est sûr de l’info.

Etape 3 : la vérification par retour au texte
Tout le monde reprend son texte et on procède à une lecture orale phrase par phrase.
On est en CP, donc je garde toujours l’objectif de fluidité en lecture: la phrase sera parfois lue plusieurs fois, pour améliorer sa fluidité et ainsi mieux la comprendre.
Puis je demande « Qu’est ce qu’on apprend dans cette phrase? », les élèves reformulent, et ressortent les informations. J’interroge plus précisément si besoin :
 » Est-ce qu’on apprend pourquoi… ?  »
 » Et si on prend cette phrase et qu’on la relie avec celle de Machin, est ce qu’on peut comprendre quelque chose… ? « 
 » Quand on entend ça, ça ne nous fait pas penser à …? « 

Sur la grande feuille, on pourra en fonction des débats, et des retours au texte, aller valider des informations, en invalider d’autres, corriger. Là je vais surligneur, barrer, corriger…

Etape 4 : Bilan rapide
Je formule un petit bilan sur ce qu’on a vécu : une stratégie mise en oeuvre, un piège dans lequel on est tombé, et j’incite à se souvenir pour mieux comprendre la prochaine fois.

Etape 5 : Le questionnaire
Je lis les questions, ou les propositions du vrai/faux, on y répond oralement ensemble, puis j’envoie les élèves en autonomie faire leur questionnaire.
NB: cette étape n’est pas faite avec tous les élèves, certains auront un autre exercice autonome de lecture-compréhension.

Autonome puis dirigé

Pour les élèves les plus à l’aise, uniquement lorsqu’il en sont capable, je propose de lire seul et de répondre au questionnaire en autonomie. Il faudra avoir travaillé la formulation et la rédaction des réponses au préalable.
Ensuite, lors de la phase dirigée, soit je procède comme expliqué plus haut avec un ACT et une validation par lecture phrase par phrase, soit je pars des questions, je relève les réponses, j’anime le débat, et je fais justifier par retour au texte.
Dans le premier cas, l’objectif est plus l’ACT, le débat, l’explicitation des stratégies de compréhension. Dans le deuxième, l’objectif est plus de travailler la réponse à un questionnaire : trouver la réponse qu’elle soit explicite, ou inférencielle, qu’elle se trouve à un endroit du texte ou nécessite de lier plusieurs infirmations, la formuler oralement, la rédiger en s’aidant des mots de la question et du texte pour bien orthographier.
L’idéal, est de commencer l’atelier comme expliqué plus haut, sous forme d’un ACT suivi d’un questionnaire, puis de faire évoluer l’atelier vers un travail sur la réponse à un questionnaire.

Malheureusement, cet atelier est assez lourd à organiser: il doit être fait en groupes assez restreints et de niveau homogène, il est chronophage, car on ne peut écourter l’une ou l’autre des étapes.
En fonction des années, mon organisation change: certains élèves commencent cet atelier quand d’autres groupes restent plus longtemps sur l’atelier de lecture rapide.

Et le lien, elle va le donner ?

Après tout ce blabla (utile ou pas) voilà le lien vers cet atelier.
Pour le moment il n’y a que 4 séries de textes pour démarrer les sons complexes, mais je compte bien ajouter au rythme de ma progression.
NB : cette année, les élèves partaient de plus loin que d’habitude (comme chaque année on dirait…), donc je vais commencer cet atelier plus tard, et avec moins d’élèves que d’habitude, malheureusement.


Un commentaire pour donner son avis, signaler une erreur? N’hésitez pas.

NB : les textes sont de moi, ils ne sont pas parfaits: c’est pas simple et ça prend du temps de rédiger des petites histoires déchiffrables avec uniquement les sons étudiés, alors merci de ne pas se servir sans citer la source.

Module 6 : Le sens des opérations

Découvrir le sens des symboles = et ≠,
Comprendre et exprimer des situations de déplacement par des additions et soustractions,
Comprendre et exprimer des situations d’ajouts et retraits par des additions et soustractions,
Comprendre et exprimer des situations de tout et parties par des additions et soustractions,
Résoudre des problèmes mathématiques en reconnaissant la situation problème et en utilisant la bonne opération.


L’objectif principal est de faire découvrir l’addition et la soustraction comme 2 opérations mathématiques qui permettent de « raconter des histoires mathématiques » et donc de résoudre des problèmes mathématiques.

Dans un 1er temps, je présente les symboles = et ≠, et explique ce qu’est une égalité. Le symbole = n’est pas vu comme le signe d’un résultat mais bien comme le signe que les deux côtés de l’égalité représentent une valeur équivalente.

Ensuite, je présente les « histoires de déplacements en avant et en arrière », et j’introduis l’addition et la soustraction comme des opérations qui permettent de traduire en langage mathématique ces situations.
L’objectif est ici de présenter les 2 opérations en même temps, ainsi on ne donne pas de priorité à l’une ou l’autre, on ne prend pas le risque que les élèves s’habituent et privilégient l’addition car elle aura été abordée avant.

De plus, les opérations ainsi présentées sont comprises comme équivalentes : « avec l’addition, on avance, avec la soustraction, on recule. »
Les élèves commencent donc à résoudre des problèmes de déplacement en utilisant les 2 opérations.

Dans l’étape suivante, les élèves découvrent les situations d’ajout et de retrait, et les traduisent là encore par les 2 opérations. Ils comprennent à nouveau qu’addition et soustraction sont équivalentes. Et commencent à résoudre des problèmes d’ajouts et de retraits : pas de priorité de l’ajout sur le retrait.

Enfin, (et c’est une grosse partie !) je présente les situations de tout et parties. D’abord les élèves s’approprient le concept de parties d’un tout et le schéma tout/parties à travers de multiples situations vécues en classes, imagées, évoquées. Puis ils s’entraînent à utiliser du matériel varié pour représenter des situations de tout et parties, puis pour résoudre des problèmes par la manipulation : rechercher le tout connaissant les parties, rechercher une partie connaissant le tout et l’autre partie.
Enfin, ils découvrent comment l’addition permet de trouver le tout connaissant les parties, et comment la soustraction permet de trouver une partie inconnue.

Ce module est un gros module qui prend pas mal de temps, j’ai donc décidé cette année de le diviser en plusieurs morceaux afin de faire de la numération et de la géométrie entre les étapes, mais en gardant à l’esprit qu’addition et soustraction doivent être abordées simultanément et présentées comme des manières de traduire des situations concrètes. Les opérations doivent toujours avoir du sens, pour éviter le problème classique des élèves qui les emploient au hasard sans comprendre pourquoi lors de la résolution de problèmes.

Vous trouverez ici le diaporama avec le déroulé du module étape par étape:

Et ici les autres documents utiles :

Pour travailler le sens des opérations, j’ai crée ce jeu de cartes dans lequel les élèves traduisent une situation imagée ( de déplacement, d’ajout ou retrait, de recherche du tout ou d’une partie) par l’opération adéquate.


Mes sources :
Pour faire découvrir la notion d’égalité, j’utilise la balance du site Mathigon découvert grâce au super site de Classe à deux.
Les images utilisées ont du site Flaticon et certaines ont été empruntées à d’autres sites de partage : Nurvéro et Bout de gomme (si j’oublie qu’un, n’hésitez pas à me le signaler).


J’espère que ce partage vous plaira: j’ai mis longtemps pour arriver à cette manière de faire (et ça évoluera surement encore), alors si qq’un utilise et veut bien me donner son avis, ça me ferait plaisir.
Et surtout, n’hésitez pas à me signaler les erreurs, il y en a toujours qui résistent aux relectures.

Module 7 : Les tracés à la règle

Apprendre à utiliser la règle pour tracer des traits droits,
Relier des points et Reproduire des figures.

Mise à jour : Ce module a été revu, et le fichier d’entrainement remis en page. Dans la nouvelle progression, il est en module 7. Mais je pense qu’il peut être introduit assez tôt.

Tracer à la règle est une compétence qui nécessite surtout de l’entraînement, donc je me contente d’une présentation rapide des techniques et des erreurs à éviter, de quelques entraînements dirigés pour repérer les diffcultés et aider à mettre en oeuvre, puis je propose un petit fichier d’exercices que les élèves réalisent en ateliers du matin, une fois par semaine sur un temps assez long.
Généralement ce genre de petit fichier à réaliser seul leur plait beaucoup et les fait plutôt bien progresser.

Voilà donc le diaporama pour présenter les techniques et le petit fichier d’entraînement:

NB : je ne relie pas ce petit fichier, les fiches sont juste regroupées dans une pochette, car pour les tracés à la règle, il vaut mieux un support bien à plat sur la table.



Les images du fichier d’exercice sont issues du site Flaticon et dessinées par Freepik, imaginationlol, berkahicon et eucalyp.

Si le fichier vous plait, un petit commentaire fait toujours plaisir.

Le lexique autour du thème « école »

Le lexique du matériel scolaire
le lexique des consignes

Comme beaucoup, mon 1er thème abordé en lexique c’est le mot école.
Je vous propose donc ici une démarche toute simple pour faire émerger et accroître le lexique des élèves dans ces trois catégories :

– le matériel scolaire
– les consignes
– les personnes à l’école

La prep ci-dessous décrit la démarche :
déballage / catégorisation / enrichissement / utilisation et mémorisation

Ce lexique sera réinvesti au quotidien, mais pour le mieux, il faudrait créer des activités et/ou exercices qui obligeront les élèves à réinvestir ce lexique.
En début de CP, les possibilités d’exercices écrits sont assez limitées, mais on peut trouver des jeux à l’oral pour faire employer ce lexique.

J’évaluerai la connaissance de ce lexique en fin de période, dans une évaluation orale en passation individuelle, que je posterai dans quelques semaines, dans la rubrique EVALUATIONS.

Les images illustrant les consignes viennent du site L’atelierFLE.blogspot.com

Si vous souhaitez travailler plus sur la catégorisation, c’est ici ou

Comme d’habitude, si vous repérez des erreurs ou avez des suggestions pour compléter ou améliorer, (ou même juste pour me dire que vous utilisez cette ressource dans vos classes) n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Module 4 : Les nombres ordinaux

Comprendre et utiliser les nombres ordinaux et leur formation,
Repérer un élément dans une file selon son rang,
Donner le rang d’un élément dans une file,
Faire le lien entre le rang et le nombre d’élément qui précèdent.

Mise à jour : Ce module a été revu en octobre 2022; dans la nouvelle progression, il prend la place du module 4.
Cette année (2022/2023) j’ai trouvé que les élèves ont eu beaucoup de mal avec ce module.

Ce module est destiné à la fin de la P1. Il est assez court et peut être traité rapidement.
En voici le diaporama du déroulé des séances de découverte et d’entrainement.

Et voici la leçon, ainsi que les fiches d’exercices de fin de séquence.

Comme d’habitude, les images utilisées viennent du site Flaticon, et du site Freepik. Merci aux dessinateurs.

Il ne reste plus qu’à trouver ou créer des jeux à faire en ateliers sur cette notion…
Si quelqu’un a ça, ou peut me recommander, je suis preneuse, et je ne manquerai pas de mettre un lien vers le site de l’auteur.

Si ce module vous plait, si vous repérez des erreurs, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Merci !

ANCIEN Module 5 : Les situations tout/parties et les décompositions additives

Découvrir les situations de tout et de parties,
Résoudre des problèmes de tout/parties par la manipulation,
Construire le répertoire additif sous forme de décompositions tout/parties


Mise à jour : Ce module a été complètement révisé. Dans la nouvelle version, il y a d’abord un module de construction du sens des opérations, comme un langage pour raconter des situations (ajouts, retraits, déplacements, tout/parties), qui permet de résoudre des problèmes, les élèves s’entraînent à calculer. Et le répertoire additif est formalisé après.
Je ne sais pas encore quelle solution est la meilleure (ancienne ou nouvelle programmation), mais cette année (2022/2023), je regrette que le retard accumulé me fasse construire le répertoire trop tard. C’est dommage, mais il faut bien laisser aux élèves le temps dont ils ont besoin pour construire leurs savoirs.


Mon objectif principal dans ce module (et en général dans ma méthode de maths) est de construire les relations entre les nombres en partant de situations concrètes.
Je suis convaincue que les grandes difficultés que rencontrent nos élèves en calcul et surtout en résolution de problème viennent d’un manque de sens dans leur construction du nombre et du calcul.
Je veux qu’ils construisent les nombres et les opérations comme une « langue mathématique » qui sert à raconter des situations concrètes.
C’est pour cette raison que je construis les opérations assez tardivement, et que mes élèves s’entraînent à calculer et résoudre des problèmes avant de découvrir les opérations et les signes mathématiques.



Dans ce module, nous allons donc partir de situations concrètes de tout et de parties : des histoires. Nous allons d’abord apprendre à les schématiser, puis nous allons beaucoup manipuler pour représenter ces situations concrètes par divers matériels, et utiliser ce matériel pour résoudre des problèmes de tout et de parties.
Nous n’introduirons pas à ce stade ni l’addition, ni la soustraction.
Enfin, nous construirons le répertoire des décompositions additives des nombres jusqu’à 10, toujours en manipulant, et toujours sans utiliser l’écriture additive.

Etape 1 : Raconter, comprendre et schématiser des histoires de tout/parties

Etape 2 : Manipuler pour résoudre des problèmes de tout/parties

Etape 3 : Construire le répertoire des décompositions additives en manipulant


Comme d’habitude, voici le diaporama du déroulé complet du module, ainsi que les fiches d’exercices:



Pour faire ce module, vous aurez besoin des schémas individuels, des maisons pour construire les décompositions et de matériel varié, voici des idées:

– des cubes de plusieurs couleurs pour faire des tours, des trains
– le matériel pour construire des dominos
– des dés
– des gobelets et pailles ou bâtonnets
– des jetons et des petites boîtes
– des bracelets de perles sur du fil chenille
– des réglettes numériques


Les images de ce module viennent du site Flaticon, avec les dessinateurs : Freepik, GoodWare, victoruler, kalashnyk, Darius Dan, juicy fiche, icongeek26, ultimate arm, Vitalygorbachev, Didin jpr, Smashicons, DinosoftLabs, triberion, surang, AmesthysDesign et those icons ; d’autres visuels proviennent du site Edigo.

N’hésitez pas à commentez si vous avez un avis sur ce module, une proposition pour améliorer, ou juste me signaler une erreur.

Un atelier d’automatisation de le lecture

Comme l’indique clairement notre fameux « guide orange », en CP (et plus tard !) nous nous devons de travailler l’automatisation en lecture.
Automatiser la lecture, ça veut dire quoi? ça veut dire décoder plus vite, plus facilement et plus efficacement (avec moins d’erreur).
Et pourquoi faire? Une lecture plus fluide est une condition nécessaire à la compréhension. Un élève qui décode lentement (mot à mot, voire syllabe par syllabe) sature sa mémoire de travail et ne peut donc pas accéder au sens d’une phrase. Sa fluidité, au contraire, lui permet de décoder par groupes de sens, et lui permet de mettre plusieurs groupes de sens en mémoire de travail et ainsi accéder au sens de phrases plus longues.

Dans un précédent article, j’avais présenté mes ateliers de décodage et codage à distance qui travaillent déjà l’automatisation ainsi que la mémoire de travail, mais uniquement sur de la syllabe et du logatome, c’est-à-dire sans faire appel au sens.
Ici, je vous propose un atelier que je propose après ceux-là, dès que les élèves décodent un peu plus vite, et surtout dès qu’ils ont compris l’importance d’utiliser la mémoire pour lire et « enchaîner ».

Il existe déjà chez beaucoup de collègues blogueurs, des fichiers similaires de « gammes » de lecture. Mais, en CP, nous sommes obligés de coller à notre progression de sons, j’ai donc crée mes propres gammes selon la progression de mon fichier de lecture.
Et pour différencier, les gammes sont déclinées en 4 niveaux:
– dans la fiche 1 étoile, les élèves lisent des syllabes simples puis plus complexes, des logatomes et des mots-outils,
– dans la fiche 2 étoiles, ce sont des syllabes, des logatomes et des mots,
– dans la fiche 3 étoiles, des logatomes plus complexes, des mots et des phrases simples,
– et dans la fiche 4 étoiles, un texte entièrement décodable (selon ma progression de sons), et un texte « tous sons » avec les complexes marqués en couleur, car certains élèves sont prêts à lire même des sons non étudiés (pourquoi les-en priver?!)

Comment ça marche?

Comme un atelier fluence classique.
En groupe homogène, d’abord on découvre la gamme, et on explique son objectif spécifique : le dernier son étudié dans le fichier, une confusion à éviter, une règle particulière comme les valeurs de la lettre C, G ou S…
Chaque élève lit pendant une minute, les camarades suivent et sont « assistants ».
A la fin de la lecture, les assistants et la maîtresse commentent: on complimente (c’est important de dire par exemple que la lecture était moins « robot », qu’il y avait peu d’erreur, etc.) puis on relève les erreurs, on les explique, on donne des conseils pour les éviter, et on note le score de fluence (nb d’unité bien lues en 1 minute).
Ensuite, les élèves relisent à la maison, avec leurs parents avec pour mission d’améliorer leur score, puis (si on y arrive) on refait un atelier sur la même gamme avant de passer à la suivante.


Le rôle des assistants est ici très important, et on apprend autant en étant assistant qu’en lisant à son tour, pour aider les assistants, on peut imaginer une manière pour eux de noter les commentaires qu’ils veulent faire (une pochette transparente pour noter au feutre effaçable pendant la lecture, des petits pions à placer, ou autre) mais attention à ce que l’élève qui lit ne soit pas stressé de voir ses camarades noter pendant sa lecture.
C’est souvent, pendant cet atelier qu’on repère une confusion ou une difficulté qui s’installe chez un élève, et l’on pourra de suite lui proposer un « outil » temporaire. Chez moi, c’est souvent simplement un post-it à coller sur la table avec les sons confondus, la correspondance script/cursive, un référent ou un schéma pour l’aider à différencier les sons, les lettres confondues

Vous trouverez donc ici, les gammes de fluence sur (presque) tous les sons simples.

N’hésitez pas à commenter pour me signaler d’éventuelles erreurs. Merci !


Les sons complexes viendront dans un autre atelier qui remplacera celui-là : le « Je lis pour comprendre ».

Des ateliers d’automatisation décodage/codage

Je propose ici deux ateliers pour travailler l’automatisation du décodage et de l’encodage.
Mais surtout pour faire prendre conscience de l’importance de la mémoire de travail en lecture/écriture.

Pourquoi entraîner l’automatisation ET la mémoire de travail ?

Pour lire un mot (le décoder et y donner du sens), l’élève doit décoder chaque syllabe et être capable d’enchaîner les syllabes suffisamment vite pour « entendre » le mot qu’il lit et le reconnaître.
On a tous eu des élèves qui doivent re-décoder longuement à chaque lecture, et ne parviennent donc jamais à enchaîner les syllabes du mot qu’ils tentent de lire.
Pour travailler cela, il faut de l’entraînement pour que le décodage soit plus automatique, mais aussi leur faire prendre conscience de l’importance de la mémoire.


C’est dans ce but que j’ai imaginé ces deux ateliers:

L’atelier « Décoder à distance »

les fiches élèves

Comment ça marche?
On joue en petit groupe 2 fois par semaine.
La fiche de l’enseignant contient les paires icône/syllabe.
Chaque fiche élève, contient les mêmes paires mais pas dans le même ordre.
Les élèves découpent sur les pointillés: le côté avec les syllabes doit rester sur leur table, ils se déplacent entre leur table et le bureau avec le petit côté.
Pendant un temps limité (7 à 10 minutes dans ma classe), les élèves vont et viennent : ils décodent la 1ère syllabe à leur table et viennent me la répéter au bureau : « à côté des ciseaux : mo » .
Je me repère sur ma fiche pour valider et je surligne le symbole si c’est bien lu, sinon je renvoie pour relire.
A la fin de l’atelier, on compte le nombre de symboles coloriés, ce qui donne le score.
On remplit un tableau avec les scores des élèves à chaque atelier, ce qui permet de vite constater les progrès.

L’atelier est différencié en 3 niveaux allant du décodage de syllabes, au logatomes de 3 syllabes.
Je ne mets que des sons qui ont été étudiés dans le fichier.
Pour connaître ma progression de sons: Mon fichier de lecture.
Cet atelier plait assez: il est rapide, rythmé et les élèves aiment se déplacer.
De mon côté, il me permet de cibler très vite les difficultés de chaque élève, et de leur proposer des outils personnels pour y remédier (souvent un simple post-it à coller sur la table avec l’aide nécessaire).
Dès que les élèves sont plus performants, je passe à un atelier de lecture rapide type « fluence » que vous trouverez ici.


L’atelier « Encoder à distance »

Comment ça marche?
On joue en petit groupe 2 fois par semaine, pendant la même période que l’autre atelier.
La fiche de l’enseignant est un tableau avec les syllabes/logatomes à dicter à chaque élève.
Pendant un temps limité (7 à 10 minutes dans ma classe), les élèves vont et viennent : ils viennent au bureau, je leur dicte leur 1ère syllabe/logatome puis ils vont à leur place pour écrire. Quand ils reviennent, je me repère sur ma fiche pour valider, je surligne la syllabe dans mon tableau et le symbole sur leur fiche si c’est bien écrit, sinon je répète et l’élève retourne se corriger. Et on continue avec le symbole suivant.
A la fin de l’atelier, on calcule le score, et on remplit un tableau de suivi des progrès.

Cet atelier est aussi différencié en 3 niveaux pour coder des syllabes, ou logatomes.
Je ne mets que des sons qui ont été étudiés dans le fichier.
Dès que les élèves sont plus performants, je passe à un atelier d’encodage de mots: le « J’écris seul » que je présenterai plus tard.

N’hésitez pas à commenter pour me signaler d’éventuelles erreurs. Merci !

Module 5 : Comparer, ranger et ajuster

Comparer et ajuster des collections en utilisant le vocabulaire plus/moins/autant,
Comparer et ranger les nombres entiers dans l’ordre croissant et décroissant

Mise à jour : Ce module a été revu en octobre 2022, et se situe maintenant en 5ème module, au début de la période 2.
Cette année (2022/2023) il est plutôt bien passé chez mes élèves.

Ce module se situe dans le champ numérique inférieur à 40. (Ce champ numérique évolue au rythme de l’atelier du matin « Chaque jour compte »)

Pour travailler la comparaison et rangement des nombres entiers, je pars d’abord du travail sur les collections.
Les élèves doivent être capables de comparer des collections (collections manipulables, collections imagées), pour cela il doivent être capables de comprendre et utiliser le vocabulaire PLUS/MOINS/AUTANT.
Ils doivent ensuite travailler sur ces collections : ajuster pour obtenir le cardinal demandé, ajuster pour avoir autant de plus / autant de moins.

Puis, la comparaison des nombres entiers vient comme moyen de comparer des collections que l’on ne peut pas manipuler, ou voir.
Ainsi cette notion n’est pas abstraite, la comparaison des nombres est bien liée à la comparaison de collections, et la notion d’ordre sur les nombres sera liée à la notion de comparaison des quantités.


Voici le diaporama-déroulé du module qui me sert de fil conducteur pour tout le module:


Et voici les différents documents utilisés :


Dans le diapo, je propose de découvrir le rangement dans l’ordre croissant/décroissant avec l’activité de Bout de Gomme, que vous trouverez ici : http://boutdegomme.fr/ateliers-numeration-ranger-les-nombres-en-cp-et-ce1

Le jeu de bataille est inspirée de Le stylo de Véro: je l’ai reconstruit en utilisant les images de Mysticlolly pour les représentations des nombres sur les doigts.

Le diapo contient des images du site Flaticon (dessinateurs : Freepik, victoruler, Kalashnyk, GoodWare, Darius Dan, juicy fich, icongeek26), et du site Edigo.

Pour mes fiches d’exercices, j’ai utilisé quelques images du site Flaticon également (dessinateurs : ibrandify, Freepik, kiranshastry, smashicons, True3 Art).
Comme d’habitude, chaque fiche est différenciée (cf les petites étoiles), et disponible en 2 versions pour que les voisins n’aient pas les mêmes données.

Dès que les notions sont découvertes en classe, je propose des jeux de comparaison, rangement, et ajustement, lors des mes ateliers du matin.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me donner vos avis et remarques, et surtout me prévenir d’éventuelles erreurs. Merci !